ATLAS, une Saint-Patrick so irish !

Pour cette Saint-Patrick 2018, quoi de mieux qu’une échappée en territoire Irlandais ? Nous nous sommes rendus au Centre Culturel Irlandais où le duo Atlas offrait au public une Chapel Session  qui allait se révéler mémorable. Nous sommes accueillis par le personnel irlandais et … une Guinness dans la cour de l’édifice du XVIIIème siècle entièrement illuminé de vert pour l’occasion. Dans la chapelle dédiée à Saint-Patrick, le public s’est installé au centre ainsi que dans les stalles en bois.

Le cadre est posé, la soirée s’annonce envoûtante …

Le groupe Atlas s’est constitué autour de Cillian Doheny et Cillian King, tous deux originaires de Limerick sur la côte ouest de l’Irlande. Le premier Cillian joue de la guitare acoustique, il est également membre du groupe irlandais Moxie. Le second Cillian est un virtuose du concertina, ce petit accordéon qui caractérise tant les mélodies irlandaises. Pour cette session un peu particulière, le duo Atlas est accompagné d’un trio de cordes : Maria Ryan et Lucia Mac Partlin au violon ainsi que Seán Warren au violoncelle. C’est une sélection de morceaux issus de leur premier album, Affinity (sorti en 2016), qui sera jouée lors de la session, un concert sans voix, uniquement instrumental.

Après une introduction musicale très amusante de Jack Wise, le duo fait son entrée et s’installe devant l’autel dédié à Saint-Patrick, les « Cillians » débutent le concert par quelques morceaux sans l’accompagnement des cordes.

Le premier titre de la soirée, Musicophilia, nous plonge immédiatement dans l’univers irlandais. Derrière sa mélodie tourbillonnante, Cillian King nous révèle que son écriture a pourtant été complexe, à l’image des liens entre la musique et le cerveau, décrits dans le livre éponyme d’Oliver Sacks qui a servi d’inspiration. Avec Fail Better, le groupe délivre un titre humoristique dans lequel  les laments (airs mélancoliques) alternent avec une ritournelle joyeuse et entraînante. À l’inverse, avec Hyperion (du nom d’un des plus hauts arbres du monde), le duo nous offre une ballade aérienne en slow air, dans les feuillages d’une canopée enchanteresse.

Les cordes rejoignent alors le duo. Très vite, nous plongeons dans un univers musical entêtant et enivrant. Quelque chose d’incroyable se dégage de ces rythmes qui entremêlent les musiques celtiques et irlandaises traditionnelles avec des mélodies contemporaines. Nos muscles se relâchent et, à l’instar des artistes, nos jambes commencent à battre la mesure tandis que nos têtes oscillent telles des métronomes.

Point d’orgue de la soirée : Amaryllis & The Birds of Paradise. Ce morceau qui dure une dizaine de minutes est une véritable performance instrumentale. Le couple concertina-guitare nous embarque pour un vol étourdissant, les cordes nous font frissonner. La chapelle, elle, offre une acoustique parfaite. Nos yeux se perdent sur les tableaux suspendus et les rinceaux dorés qui ornent les murs et la voûte. L’éclairage vert venant de l’extérieur inonde la chapelle. C’est une expérience totale, une harmonie parfaite.

 

La session se poursuit avec les titres Tontine et deux compositions qui ne figurent pas sur l’album, Cous Cous Kiss/Maria Johnnson (une jig) et The Flower Of Lemino Nous retrouvons alors les rythmes excitants et les histoires récitées au concertina. La session se termine sous un tonnerre d’applaudissements et les ovations du public. En guise de rappel, le groupe interprète One Day Like This, le morceau phare de l’album (qui culmine d’ailleurs à plus de 10 000 écoutes sur YouTube !) qui clôture en beauté cette soirée.

Atlas a parfaitement remplit sa mission pour cette Chapel Session de Saint-Patrick, l’album est à écouter et à commander ici. Pour plus d’informations, rendez-vous sur leur site : generationatlas.

 

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