All Glows, le deuxième opus réussi de Fakear

Alors qu’il y a quelques années, nous découvrions Fakear sur la scène de l’Abbaye-aux-Dames de Caen, à l’occasion de la Fête de la Musique, celui-ci écume désormais les salles de concert en France et à l’étranger. Après plusieurs EPs et autant de titres remarqués – Hinode et Damas faisant partie de nos coups de cœur, Fakear a sorti un premier album, Animal, en 2016. Fort de ce premier opus de qualité, l’artiste, originaire de Caen, signe un second album, All Glows, sorti en avril.

Une nouvelle fois, le jeune artiste ne perd pas de vue sa ligne directrice et l’identité musicale qu’il s’est construite. Fakear propose une musique électronique tout à tour énergique, dansante, puis très posée, stratosphérique. C’est sans conteste cette facette de l’artiste que l’on trouve la plus riche et la plus fascinante à explorer.

Dans All Glows, certains titres flirtent avec le mainstream, comme sur Next Life ou Consciousness. Elles révèlent moins de surprises, mais demeurent efficaces. Sur un live, nul doute qu’elles sauront convaincre. Parmi les morceaux plus dansants, on trouve Something Wonderful en collaboration avec Ana Zimmer ou encore Lost in Time, avec Polo & Pan, Noraa et Clément Bazin. Celle-ci, de manière évidente, fonctionne à la première écoute. Dans la même veine, on imagine déjà Lost Colours jouée dans les festivals d’été : ses sons sucrées et festifs y seront parfaits.

Le trésor de Fakear tient, pour nous, dans la musique électronique teintée de sons d’ailleurs, d’influences multiples, qu’il fait s’entrelacer jusqu’à la faire devenir très personnelle. Une signature musicale. Elle se retrouve dans les voix, comme des nappes, aériennes et vaporeuses, dans Under The Last Tree. Chez Fakear, la musique devient cinématographique, pleine de textures et d’images. Prélude, qui ouvre le bal de cet album, est aussi luxuriante d’une jungle sud-américaine, solaire et éblouissante.

Dans ce nouvel opus, dans la lignée de ses précédentes productions, Fakear nous couvre de sons éthérés, dans une ambiance atmosphérique, que l’on retrouve sur Chakra ou Tokara.

A nos oreilles, dès la première écoute et sur les suivantes, l’une des pièces maîtresses de cet album demeure Sacred Feminine. Elle réunit les influences croisées de Fakear, ses sons voyageurs, la voix, l’électronique planante qui le caractérisent si bien. Sur celle-ci, Ibrahim Maalouf est venu faire sonner sa trompette. Leurs deux univers s’entrelacent à merveille, la trompette de Maalouf apportant une texture et une chaleur aux sonorités plus franches de Fakear. Du nectar…

Avec All Glows, Fakear s’offre un deuxième album à son image, vivant et sensoriel, réunissant une nouvelle fois les multiples facettes du jeune artiste. A découvrir d’urgence !

Laisser un commentaire